Le statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) séduit de plus en plus de coiffeurs souhaitant exercer en indépendant. Que ce soit pour de la coiffure à domicile, en location de fauteuil ou en collaboration, ce régime offre une simplicité administrative appréciable. Mais il comporte aussi des limites qu’il faut connaître avant de se lancer.
Conditions d’accès
Pour exercer la coiffure en auto-entrepreneur, vous devez obligatoirement posséder le BP Coiffure ou un diplôme équivalent. Le CAP seul ne suffit pas pour s’installer à son compte : il permet uniquement d’exercer en tant que salarié. Exception : si vous justifiez de 3 ans d’expérience professionnelle effective en coiffure, vous pouvez demander une dérogation auprès de la Chambre des Métiers.
Plafonds de chiffre d’affaires 2026
En tant que prestataire de services artisanaux, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 77 700 euros HT. Si vous dépassez ce seuil deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d’imposition. La TVA n’est pas facturée tant que vous restez sous le seuil de franchise (36 800 euros pour les prestations de services).
Charges sociales et fiscales
Les cotisations sociales représentent 21,1% du chiffre d’affaires encaissé (après la période ACRE à 10,6% la première année). L’impôt sur le revenu peut être prélevé via le versement libératoire à 1,7% du CA, ou intégré à votre déclaration de revenus classique. Au total, comptez environ 23% de prélèvements sur votre CA avant l’ACRE, et 12% pendant la première année.
Revenus moyens
Un coiffeur auto-entrepreneur à domicile réalise en moyenne entre 1 500 et 3 500 euros de chiffre d’affaires mensuel, soit un revenu net après charges de 1 100 à 2 700 euros. Les coiffeurs en location de fauteuil peuvent atteindre des CA plus élevés mais doivent déduire le loyer du fauteuil (300 à 800 euros/mois selon l’emplacement et les services inclus).





