La demande de colorations végétales explose dans les salons de coiffure. Portée par la tendance naturelle et la prise de conscience des risques liés aux colorations chimiques, cette prestation représente une opportunité de diversification et de montée en gamme pour les professionnels. Voici tout ce qu’il faut savoir pour intégrer la coloration végétale à votre carte de services.
Qu’est-ce que la coloration végétale ?
La coloration végétale utilise exclusivement des pigments issus de plantes tinctoriales (henné, indigo, cassia, amla, garance, etc.) pour colorer les cheveux. Contrairement aux colorations chimiques, elle ne contient ni ammoniaque, ni peroxyde d’hydrogène, ni paraphénylènediamine (PPD). Elle agit par dépôt de pigments à la surface du cheveu, sans ouvrir les écailles.
Avantages et limites
Les avantages sont nombreux : respect de la fibre capillaire, gainage naturel, brillance, absence de risque allergique majeur, et compatibilité avec les femmes enceintes. Les limites sont réelles : impossibilité d’éclaircir les cheveux, palette de couleurs plus restreinte, temps de pause plus long (1 à 3 heures), et incompatibilité avec certaines colorations chimiques récentes.
Se former à la coloration végétale
Plusieurs organismes proposent des formations spécialisées : Biocoiff (3 jours), Marcapar (5 jours), ou Henné & Co (2 jours). Ces formations couvrent la colorimétrie végétale, les mélanges de poudres, les techniques d’application et la gestion de la transition chimique-végétal. Comptez entre 500 et 2 000 euros selon la durée et l’organisme. La plupart sont éligibles au financement OPCO.
Rentabilité pour le salon
Le prix d’une coloration végétale en salon se situe entre 60 et 120 euros selon la longueur et la complexité. Le coût matière est faible (5 à 15 euros de poudres par prestation). Malgré un temps de pause plus long, la rentabilité est comparable voire supérieure à une coloration chimique classique, surtout pour les salons positionnés en haut de gamme ou bio.


