Le marché de la barberie connaît une croissance continue en France depuis 2015. En 2026, on compte plus de 15 000 barbershops sur le territoire, contre moins de 3 000 dix ans plus tôt. Ce phénomène, porté par le retour de la barbe et le besoin d’espaces masculins dédiés, représente une opportunité majeure pour les professionnels de la coiffure.
Le profil du barbershop en 2026
Le barbershop moderne est bien plus qu’un simple salon de coiffure pour hommes. C’est un lieu de vie masculin avec une identité forte : décoration vintage ou industrielle, musique soignée, boissons offertes et ambiance conviviale. Les prestations vont au-delà de la coupe : taille de barbe au coupe-chou, soins du visage, rasage traditionnel et vente de produits de grooming.
Formation et réglementation
L’activité de barbier est soumise aux mêmes obligations que la coiffure : le responsable technique doit détenir un BP Coiffure. Il n’existe pas de diplôme spécifique « barbier » reconnu par l’État, mais plusieurs écoles proposent des formations complémentaires spécialisées (Barber Academy, Formation Barbier Pro, etc.). Le rasage au coupe-chou est une technique qui nécessite une formation spécifique pour des raisons de sécurité et d’hygiène.
Rentabilité et ticket moyen
Le ticket moyen d’un barbershop se situe entre 25 et 45 euros (coupe + barbe), contre 15 à 25 euros pour une coupe homme en salon mixte. La fréquence de visite est plus élevée (toutes les 3-4 semaines pour l’entretien de la barbe) et la vente de produits représente un complément de CA significatif (10 à 20% du chiffre d’affaires). Un barbershop bien placé peut atteindre un CA annuel de 150 000 à 300 000 euros avec 2 à 3 fauteuils.





